A1 - Débordements du monde écrit

Le projet « Débordements du monde écrit » réunit, sous la responsabilité de Jean-Paul Engélibert, des chercheurs qui privilégient une approche intertextuelle et/ou internationale de la littérature, s’interrogent sur l’existence d’une forme proprement poétique d’action politique (exploration du lien entre le choix d’une écriture formellement subversive et la volonté de changer l’ordre existant de la cité), ainsi que sur les formes d’irreprésentable qui mettent au défi l’écriture (fin du monde, pensée de l’inhumain, résistance des corps, diversité des langues). Il reposera sur des manifestations scientifiques ponctuelles destinées à affirmer trois orientations majeures et sur un séminaire commun inscrit dans la longue durée, lieu d’échange et d’accueil des doctorants. Il intègre aussi un espace de publication (collection «Translations»).

Première orientation de recherche : Politiques des formes.

2 colloques sont prévus : « Poésie et politique », au cours de 2015-2016 ; «Traduire Rimbaud : expériences de l’inconnu » en 2017. Publication des actes dans la collection «Translations ».

Deuxième orientation : Poétiques de l’(in)humain. Le post- et le corps : vers une conception renouvelée de l’intime

Troisième orientation : Critique et plurilinguisme.

Organisation d’un colloque international «Vladimir Nabokov » sur les sens et les langues, en partenariat avec Toulouse 2, Paris Ouest Nanterre, Saint-Etienne, la Mairie de Biarritz et le Vice-Consulat de Russie à Biarritz (Biarritz, avril 2016). Poursuite des travaux sur la fonction critique de la traduction, engagés dans les contrats précédents. Question privilégiée : « La figure de l’infidèle. La littérature à la limite de l’éthique ». Approche plurilingue d’une figure de la réception commune à plusieurs niveaux de réalité : histoires racontées, figures poétiques, interprétation et traduction du texte littéraire. Partenariats : inter-équipes Bordeaux Montaigne : CLIMAS, CLARE, IKER ; et internationaux : Universités de Porto, de Valencia, U. Comenius de Bratislava, Sherbrooke (Canada). Publication des travaux en fin de quinquennat.

Le séminaire commun : « Écrire aux limites, écrire le commun ? » traitera de la question de ce qui fait communauté (ce qui se transmet, ce qui déborde ou transgresse) traversant toutes les orientations du programme de recherche. Écrire aux limites, est-ce aussi écrire le commun ? Ne trouve-t-on pas la communauté à travers son débordement par des œuvres singulières ? Transgression et transmission entrent ainsi dans un jeu dialectique. Transgresser les frontières de l’écrit et de la pensée (entre les genres littéraires, mais aussi entre la littérature et les autres champs de la création et du savoir), les tabous (sexuels, corporels, éthiques, sociaux ou socio-politiques) se comprend alors comme le geste par lequel la communauté se reconfigure, pense sa limite et s’ouvre un avenir.

La collection « Translations » poursuivra son programme pour la promotion d’une approche traductrice de la littérature. Elle associe des volumes « Pensées », consacrés à ce qu’une perspective littéraire plurilingue incite à penser comme le corps changeant de la connaissance, et des volumes « Pratiques » qui donnent à lire sous forme de fiches mobiles un fragment célèbre accompagné de ses traductions en des temps et des langues multiples. Programmation 2015-2019: volumes « Pensées » (n°3) « Traduire Rimbaud : expériences de l’inconnu» et (n°4) « La figure de l’infidèle »; volumes « Pratiques » : (n°7) Virgile, (n°8) Pétrarque. Chercheurs impliqués : 3 PR, 6 MCF, 10 doctorants

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