JE guerreCette rencontre propose de confronter discours de l’histoire et discours de la littérature et des arts sur les guerres qui, aux XXème et XXIème siècles, ébranlent le Moyen

Orient. Alors que nos regards sont rivés vers cette région avec un intérêt mêléd’une inquiétude grandissante, la pression de l’actualiténous impose une prise de distance que rendent possible le recours aux sciences humaines, àl’écriture, àd’autres formes d’expressions artistiques. Si la perspective historique permet d’opposer l’épaisseur du temps de l’analyse à la violence de l’événement, comme de percevoir la transformation d’un « printemps syrien » en une guerre désormais presque ancienne, la distance esthétique nous rappelle, elle, combien les représentations, les filtres individuels et subjectifs, sont un mode essentiel de saisie des événements. 

Il s’agira donc, au cours de cette journée, d’éprouver les différences, mais aussi les convergences, entre le discours de l’histoire et des sciences humaines d’une part, et le travail de création en littérature et en arts d’autre part, comme deux modes d’élaboration de l’expérience – vécue ou observée – de la guerre.

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Affiche Jérémie Foa 30 janvier 2019 1

Mercredi 30 janvier aura lieu la première séance du séminaire “Les enfants dans les affrontements religieux de la première modernité. Militants, victimes, bourreaux”, organisé par Florence Buttay (MCF HDR, Université Bordeaux Montaigne, CEMMC) et Nathalie Szczech (MCF, Université Bordeaux Montaigne, CEMMC). Cette rencontre est financée par le CEMMC, le Centre Montaigne et le Musée d’Aquitaine.

A l’heure où on s’interroge sur l’engagement des jeunes dans les violences religieuses contemporaines, ce séminaire de recherche invitera ses participants à explorer les modalités d’implication des enfants dans les affrontements religieux qui ont déchiré l’Europe entre 1520 et 1640 environ. La dimension religieuse de ces conflits leur a conféré des traits spécifiques : conquête des âmes, développement de moyens de contrôle
social, fabrication d’identités collectives opposées… Dans ce contexte, les enfants sont à la fois acteurs de la violence (soldats, massacreurs, iconoclastes), victimes (martyrs, convertis de force etc.) mais aussi militants : à travers l’éducation, le catéchisme, ou encore les chansons, les moyens de les mobiliser ont été multiples et relativement efficaces.

Pour cette première séance, Jérémie Foa (Aix-Marseille Université, TELEMME) présentera ses réflexions sur “Les enfants du massacre. La place des enfants dans la Saint Barthélemy (1572)“.

Date et horaire de la séance : mercredi 30 janvier 2019, 18h.
Lieu : Auditorium du Musée d’Aquitaine, 20 cours Pasteur, 33000 Bordeaux.
Lien sur le site du Musée :