ecriture picturale musicale

L’art musical, les performances, l’art plastique se nourrissent de la littérature et d’autres arts pour émerger, et ouvrir des sentiers inexplorés. La littérature emprunte à la vision et/ou à la scansion rythmique ; elle est aussi jeu langagier spécifique et peut-être non comparable.

 

 

 

L’art musical, les performances, l’art plastique se nourrissent de la littérature et d’autres arts pour émerger, et ouvrir des sentiers inexplorés. La littérature emprunte à la vision et/ou à la scansion rythmique ; elle est aussi jeu langagier spécifique et peut-être non comparable

Le colloque s’interrogera sur la difficulté et sur la productivité du rapport entre les arts, sur l’ensemencement effectué par un art vers l’autre. Dans les Muses (1993), Jean-Luc Nancy reproche à Gilles Deleuze (Logique de la sensation, 1986) d’avoir pensé qu’existait une correspondance « naturelle » entre les sensorialités, et donc entre les arts concernés par chacun des sens. Nancy propose que le battement discordant existant entre les différents sens permette de saisir leurs rapports, à travers le langage et l’art, plutôt qu’une correspondance bi-univoque ne vienne fonder des liens entre vision et audition ou soma, et de là entre la peinture et la musique.

Au contraire, Jean-Jacques Nattiez dans un article récent de 2011 (Cahiers de Narratologie, Numéro 21, décembre 2011), indique que les différences sensorielles prototypiques (intensité, rythme et forme) sont transmodales et sont perçues par le bébé comme des proto-percepts. Aussi les arts communiqueraient-ils entre eux par des caractères partagés par les êtres humains. Et Jean-Marie Schaeffer fait l’hypothèse de proto-intrigues à l’œuvre dans des arts différents sous diverses déclinaisons.
- Les arts sont-ils liés par une commune base anthropologique, et somatique, ou par un lien culturel et symbolique ?

- Qu’est-ce qu’un texte littéraire pictural, musical ? Et qu’en est-il d’un texte littéraire qui ne serait ni musical ni pictural ?

- Qu’est-ce qu’une image littéraire a de spécifique et de différent d’une image captée, imaginée, observée, peinte, photographiée ?
Qu’est-ce que le rythme et la prosodie ont de propre à la littérature ? Qu’est-ce que la musique offre de propre ? Que fait exister la peinture  de spécifique ?

- Est-ce que les arts picturaux, musicaux, plastiques, … recourent à la littérature ou à l’expérience littéraire, ou à d’autres arts, pour exister et/ou pour s’auto-analyser

Le colloque sera suivi d’un concert à l’Amphi 700

organisateurs : Apostolos Lampropoulos, Béatrice Bloch (TELEM) et
PIerre Garcia (CLARE)

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